Les habitudes financières des jeunes couples, avant le compte joint

L'équipe CoupleStars Clarté financière 4 min de lecture
Un couple réglant l'addition ensemble à une table de restaurant, l'un des premiers exemples d'habitudes financières des jeunes couples
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Une synthèse de recherches publiée par Psychology Today sur la gestion de l’argent en couple montre que les jeunes couples privilégient de plus en plus un système mixte : un compte commun pour les dépenses partagées, et de l’argent que chacun garde pour soi. Cette approche est associée à une plus grande satisfaction financière et à un équilibre plus juste entre partenaires que les finances entièrement séparées ou entièrement fusionnées. Presque personne ne choisit un système aussi délibérément. Ce sont déjà des habitudes financières des jeunes couples qui se mettent en place, une commodité à la fois, avant même qu’on remarque qu’une décision a été prise.

Les habitudes financières des jeunes couples qui se fixent le plus tôt sont rarement les grandes, comme le budget d’un mariage ou un crédit immobilier. Elles sont plus modestes que cela. Qui règle l’addition, qui mentionne un achat avant de le faire, et ce qu’il advient d’un argent qui arrive sans prévenir, une prime ou un remboursement que personne n’avait budgété, tout cela se décide bien avant que quiconque ne parle de décision. Voici cinq de ces habitudes discrètes, de celles qui deviennent la norme avant même que les comptes et les accords propres à la vie commune n’entrent en jeu.

Les habitudes financières des jeunes couples commencent avec la première addition

Le premier partage n’est presque jamais le fruit d’une discussion. C’est l’addition d’un dîner, un plein d’essence, le premier mois où l’on paie chacun son loyer, et cela se règle en général en cinq secondes : moitié moitié, parce que c’est ce que « partager » veut dire par défaut. Personne ne s’assoit pour se demander si un partage égal est vraiment juste quand un salaire est nettement plus élevé que l’autre. Ce premier réflexe rapide a tendance à devenir la règle permanente. Les couples qui finissent par remarquer l’écart et passent à un partage proportionnel aux revenus disent souvent que ce changement leur semblait déjà tardif au moment où ils l’ont fait.

Un achat se mentionne-t-il avant ou après avoir été fait ?

Il existe un moment précis qui se répète pendant des années une fois qu’il s’est installé : un achat de 60 dollars se mentionne-t-il avant d’être fait, ou apparaît-il plus tard, en passant, une fois qu’il est déjà fait ? Aucune des deux habitudes n’est mauvaise en soi. Ce qui compte, c’est celle qui devient la norme, car la version où les choses n’apparaissent qu’après tend à élargir sans cesse ce qui est jugé assez peu important pour ne pas être signalé au préalable. Les conversations sur l’argent que la plupart des couples repoussent ne portent presque jamais sur un achat isolé. Elles portent sur l’écart entre ce qu’un partenaire pensait pouvoir passer sous silence et ce que l’autre pensait devoir en être informé.

Ce qu’il advient de l’argent qui arrive sans prévenir

Un remboursement d’impôts, une prime, un cadeau d’un proche : l’argent non budgété est un petit test de ce que le couple croit réellement au sujet de l’épargne et des dépenses, un test mené avant même que l’un ou l’autre ne l’ait formulé à voix haute. L’un suppose que cela ira à l’épargne. L’autre suppose l’inverse, que l’argent imprévu existe pour être dépensé. Aucune de ces suppositions n’est nommée avant qu’elles n’entrent en collision, en général la première fois que la situation se présente pour de bon. Il est utile de savoir lequel des deux on est vraiment avant qu’un remboursement ou une prime ne pose la question et que chacun ne le découvre en direct, devant l’autre.

Un couple assis ensemble à la table de la cuisine en train d'examiner une facture
Photo de Vitaly Gariev sur Unsplash

Parler d’argent a-t-il un rythme, ou ne surgit-il qu’en pleine crise ?

Les couples qui abordent l’argent régulièrement, sans enjeu particulier, et pas seulement quand une facture est en retard ou qu’un achat tourne à la dispute, déclarent en général plus de confiance et moins de disputes liées à l’argent que ceux qui n’en parlent que sous la pression. Le format importe peu. Un point de cinq minutes sur l’état des comptes, fait un dimanche ordinaire plutôt qu’en pleine dispute, compte déjà. En faire une véritable habitude importe moins pour ce qui est abordé que pour le fait qu’un prochain rendez-vous est déjà tenu pour acquis.

Comment la dette se révèle, et pas seulement se déclare

Parler une fois à son partenaire, au début de la relation, d’un prêt étudiant ou d’un solde de carte de crédit est différent du fait qu’il en vienne à vraiment comprendre la situation : la mensualité, le taux, si le solde diminue ou reste stable. Beaucoup de couples s’arrêtent là. La divulgation devient un événement unique plutôt qu’une réalité continue de la relation. L’habitude qui se forme tôt, c’est de savoir si la dette fait l’objet d’un suivi comme le serait un objectif commun, ou si elle devient discrètement le problème d’un seul des deux partenaires. Ce schéma suit souvent la même division entre épargnant et dépensier qui se retrouve partout ailleurs dans l’argent d’une relation.

Aucune de ces habitudes ne s’annonce comme une décision. Elles ressemblent à de la simple logistique, et c’est souvent le cas, jusqu’à ce que, des années plus tard, elles se révèlent avoir été le plan depuis le début. La bonne nouvelle, c’est que rien de tout cela n’est figé. Une norme née par hasard peut toujours être choisie délibérément, un mardi ordinaire, sans rien de plus spectaculaire qu’une conversation.

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